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Politique régionale en faveur de l’enseignement supérieur et de la recherche – Clément Ortega-Pelletier, Séance des 18 et 19 novembre 2010

Monsieur le Président, Monsieur le Vice-président, cher-e-s collègues,

L’enseignement supérieur et la recherche représentent de grands enjeux pour la région Ile-de-France, qui concentre un potentiel exceptionnel d’universités et de lieux de recherche, mais l’accès à cette diversité est malheureusement marqué par de très fortes inégalités sociales et territoriales.

Les orientations des réformes mises en œuvre par les gouvernements successifs ces dernières années ont été très largement contestées par les étudiants, les enseignants, les chercheurs : l’autonomie des universités, le morcellement du CNRS, les réductions d’effectifs et de budget, pour n’en citer que quelques-uns. Ces politiques n’ont fait qu’accentuer les inégalités, organiser la mise en concurrence des établissements d’enseignements supérieurs et affaiblir l’université publique.

La Région a compétence dans le domaine de l’aménagement du territoire, et la place des université, des lieux d’études, des lieux de recherche sont fondamentaux dans l’aménagement d’une région capitale. Notre vision est à l’opposé de celle du gouvernement qui cherche un maximum de concentration sur quelques pôles ; nous sommes pour plus de lien entre la recherche, l’Université et les citoyens.

Si le rôle de notre collectivité n’est en aucun cas de se substituer à l’Etat, qui doit assumer ses propres missions, nous pouvons et devons agir pour une politique de l’enseignement supérieur et de la recherche plus juste et plus démocratique. En effet, la politique du gouvernement nous place devant une grande responsabilité face aux acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche, aux étudiants, à leurs familles, etc.

Le rapport qui nous est présenté aujourd’hui marque la détermination de la Région Ile-de-France à aller dans ce sens. Tout d’abord nous nous félicitons de la méthode de son élaboration, car il est le fruit des travaux et réflexions menés dans le cadre des Assises de la recherche et de l’enseignement supérieur de juillet dernier. Ensuite, nous en partageons les objectifs et priorités ; en effet, mettre le savoir et la connaissance au cœur de la cité et favoriser leur accroissement, leur partage, la démocratisation de l’enseignement supérieur et la valorisation des coopérations interrégionales ou internationales doivent être au cœur d’un projet de société visant l’émancipation et l’épanouissement de toutes et tous.

Nous sommes particulièrement satisfaits de voir que l’amélioration de la vie des étudiantes et étudiants de notre région, la sécurisation et l’accompagnement social de leur parcours est une priorité de la politique régionale. En effet, la possibilité pour chacun et chacune d’étudier dans de bonnes conditions doit être un droit, or aujourd’hui, la précarité de nombre de jeunes met en péril leur volonté d’étudier et donc leur avenir. Il n’est, pour nous, pas acceptable que des étudiants sacrifient leurs études à cause de conditions de vie dégradées : temps de transport, difficulté de logement, nécessité d’avoir un travail pour vivre, problèmes de santé, et j’en passe.

Enfin la politique en matière de recherche passe par un soutien aux doctorants, aux jeunes docteurs et par la valorisation et la reconnaissance du doctorat. En effet, les politiques de la droite ont affaibli la recherche publique, et la difficulté à trouver un emploi a détourné de nombreux jeunes des études scientifiques.

Pour finir, nous souhaitons souligner l’importance qu’accorde notre groupe à la question de la démocratisation des enjeux scientifiques et technologiques de la recherche. Il est nécessaire d’impliquer le plus largement possible les citoyens sur les choix de société et de démocratiser les enjeux scientifiques afin qu’un plus grand nombre d’entre eux puissent se les approprier. C’est pourquoi nous soutenons fortement le développement des dispositifs en faveur d’un meilleur dialogue entre la science, les chercheurs et le grand public. Nous faisons là un choix de civilisation.

Nous voterons donc pour ce rapport. Je vous remercie.