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Orientations du programme d’investissement des lycées – Clément Ortega-Pelletier, Conseil régional des 17 et 18 novembre 2011

Monsieur le Président, Madame la Vice-présidente, Cher-e-s collègues,

Les 12 réunions territoriales sur la première phase d’élaboration du programme pluriannuel de rénovation et d’investissement ont amorcé une démarche très prometteuse.

Pour celles et ceux qui ont assisté à la réunion de restitution, mardi soir au lycée Buffon, le sentiment de vivre une construction inédite état palpable. Entendre avec plus de 200 participants, des proviseurs, des parents, des enseignants, des syndicalistes, dire leur satisfaction d’être associés à ce processus d’élaboration, de partager en toute transparence les données sur ce qui a été fait et ce qui reste à faire, sur les projections démographiques et les disparités de scolarisation, d’être consultés sur les priorités à dégager est un moment assez particulier.

Ce parti pris de la vice-présidente Henriette Zoughebi d’une démarche démocratique, avec la mobilisation impressionnante de l’unité Lycées, en confiance avec les acteurs de l’éducation indique que faire de la politique autrement est non seulement possible mais très efficace.

Des multiples préoccupations exprimées, il ressort avant tout une très forte adhésion à la problématique de l’égalité qui constitue l’un des axes du rapport. Ce n’est pas un hasard car les lycées sont à la fois un reflet des inégalités implacables qui traversent la société et ses territoires, mais aussi un puissant levier pour la réussite de toutes et tous.

Du coup, l’audace d’inviter à la réflexion par grands territoires, de resituer chaque établissement dans une vision plus large, se trouve confortée. Et chacun des acteurs peut s’emparer ainsi des critères d’intérêt général pour établir les grands choix qu’il va falloir dégager dans l’année qui vient.

Un second enseignement qui nous semble ressortir de ce premier bilan d’étape est l’ampleur des attentes en matière d’éducation qu’ont exprimé tous les acteurs. Les lycéens l’avaient déjà dit très fortement dans la consultation du printemps dernier. Aujourd’hui, qu’il s’agisse de l’enseignement professionnel, technologique ou général ; du pré-bac ou du post-bac, le désir d’éducation, avec une offre de formation diversifiée et accessible s’exprime comme une exigence première.

Et c’est à cette aune là qu’il faut entendre le besoin d’investissement éducatif pour moderniser, construire, hisser le patrimoine des lycées à la hauteur de nos ambitions environnementales, énergétiques et pédagogiques d’aujourd’hui.

Cette double ambition d’égalité et d’éducation souffre de politiques nationales qui ont malheureusement depuis près de 10 ans de toutes autres priorités. Nous savons ici les dégâts provoqués par les suppressions de postes, par la déstabilisation de la carte scolaire et la mise en concurrence des établissements. Nous ne sous-estimons donc pas le défi du partenariat avec l’État, de la confrontation qu’il appelle sur les objectifs.

Mais nous sommes convaincus que la démarche entreprise, parce qu’elle appelle à l’implication et à l’intelligence de tous les acteurs est la bonne façon de procéder.

Alors, oui, nous sommes à mi-parcours de l’élaboration du PPI/PPR : la phase qui s’ouvre va permettre des approfondissements, de croiser les réflexions par grands types de formation et territoire ; de mieux identifier les lieux et les territoires les plus névralgiques pour les investissements publics et de fixer des choix pour les 10 ans à venir.

Nous sommes à mi parcours pour prendre la mesure des efforts d’investissements que de grands objectifs d’éducation et d’égalité appellent.

À mi parcours pour prendre aussi la mesure de l’intensité des liens entre les lycées et la mise en œuvre des projets de transport et finalement toutes les questions que nous abordons dans la révision engagée du schéma directeur de l’Île-de-France.

Ce chantier est donc l’un des grands leviers de l’action régionale.

Nous nous y inscrivons sans retenue.

Je vous remercie.