Fédération des Yvelines du PCF

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Convention avec les Pôles de recherche et d’enseignement supérieur – Clément Ortega-Pelletier, Séance des 7 et 8 avril 2011

Monsieur le président, Madame la vice-présidente, cher-e-s collègues,

L’enseignement supérieur est à un tournant. Une bataille est engagée entre les tenants d’une université fondée sur l’élitisme et les partisans d’une université démocratisée, qui permette la réussite de toutes et tous. Le gouvernement, du LMD à la LRU, a choisi les politiques élitistes et la ségrégation scolaire.

Nous ne renonçons pas, pour notre part, à sa démocratisation : nous nous fixons l’objectif d’une élévation générale du niveau de compétences, porteuse de progrès social et nécessaire pour répondre aux besoins des jeunes et des territoires.

L’Île-de-France est un des plus grands pôles universitaires et de recherche au monde. Il s’agit d’enjeux clés dont pour son développement et l’aménagement du territoire régional.

Nous voulons un enseignement supérieur ouvert sur la ville, sur la société, sur le monde. Nous combattons les projets de campus d’excellence coupés du monde, comme à Saclay. C’est pourquoi nous nous réjouissons qu’à l’accompagnement servile du Plan campus, notre Région préfère une intervention autonome guidée par ses propres principes politiques.

L’enseignement supérieur est en crise : il faut le transformer profondément. La refonte de la carte de l’enseignement supérieur est nécessaire pour faire primer la coopération la mutualisation sur les logiques de concurrence.

Les Pôles de recherche et d’enseignement supérieur, quand ils s’inscrivent dans cette logique de mutualisation, peuvent être un outil précieux. Nous sommes cependant lucides : l’absence de cadrage national met en danger l’égalité de tous face à la formation. La mise en place des PRES a été l’occasion d’une attaque frontale contre la démocratie universitaire, réduisant à la portion congrue la représentation des étudiants et des personnels. Elle a aussi parfois servi de prétexte à la suppression de filières ou d’UFR au nom de la « lisibilité », aboutissant à un appauvrissement de l’offre de formation. Il s’agit d’engager un partenariat exigeant avec les PRES, pour peser sur les orientations de la politique universitaire.

Il faudra rester attentif à ce que les conventions signées avec chaque PRES traduisent bien ces exigences, qu’elles soient élaborées démocratiquement, dans la droite ligne des Assises régionales de l’enseignement supérieur et de la recherche.

C’est donc un vote pour, enthousiaste et exigeant, que j’exprime au nom de mon groupe aujourd’hui. Je vous remercie.